LE JILBEB A LIRE ABSOLUMENT!!!!

Dans son livre "Al-Mounafiquoune" (les hypocrites), le cheikh Moussa Nasr nous rapporte un haddith authentique dans lequel le Prophète sws a dit: " La femme qui montre son corps en n'étant pas voilée (al moutabarija) est l'hypocrite feminin "


Dans son sahih (recueille de haddiths authentiques) l'imam Mouslim rapporte la parole suivante du Prophète : "Il y aura vers la fin des temps des femmes de ma communauté qui seront habillées, mais qui en vérité sont déshabillées.

Elles portent sur leur tête des bosses comme les bosses inclinées des chameaux; maudissez-les car elles sont maudies. Elles n'entreront pas au Paradis et ne sentiront même pas son odeur, or son odeur se sent à une distance tel et tel."


Ibn 'AbdoulBar a commenté ce haddith en disant: "Le Messager d'Allah a voulu dire: les femmes qui portent des vêtements légers, qui dessinent le corps au lieu de le voiler, elles sont certes habillées linguistiquement parlant, mais elles sont déshabillées en réalité."

Shaykh Al albani

Le voile est une obligation Divine

Conformément à la parole d'Allah :


وَقُل لِّلْمُؤْمِنَاتِ يَغْضُضْنَ مِنْ أَبْصَارِهِنَّ وَيَحْفَظْنَ فُرُوجَهُنَّ وَلَا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلَّا مَا ظَهَرَ مِنْهَا وَلْيَضْرِبْنَ بِخُمُرِهِنَّ عَلَى جُيُوبِهِنَّ وَلَا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ إِلَّا لِبُعُولَتِهِنَّ أَوْ آبَائِهِنَّ أَوْ آبَاء بُعُولَتِهِنَّ أَوْ أَبْنَائِهِنَّ أَوْ أَبْنَاء بُعُولَتِهِنَّ أَوْ إِخْوَانِهِنَّ أَوْ بَنِي إِخْوَانِهِنَّ أَوْ بَنِي أَخَوَاتِهِنَّ أَوْ نِسَائِهِنَّ أَوْ مَا مَلَكَتْ أَيْمَانُهُنَّ أَوِ التَّابِعِينَ غَيْرِ أُوْلِي الْإِرْبَةِ مِنَ الرِّجَالِ أَوِ الطِّفْلِ الَّذِينَ لَمْ يَظْهَرُوا عَلَى عَوْرَاتِ النِّسَاء وَلَا يَضْرِبْنَ بِأَرْجُلِهِنَّ لِيُعْلَمَ مَا يُخْفِينَ مِن زِينَتِهِنَّ وَتُوبُوا إِلَى اللَّهِ جَمِيعًا أَيُّهَا الْمُؤْمِنُونَ لَعَلَّكُمْ تُفْلِحُونَ


Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou aux fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes. Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah, ò croyants, afin que vous récoltiez le succès. (Sourate An-nour Verset 31)





يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ قُل لِّأَزْوَاجِكَ وَبَنَاتِكَ وَنِسَاء الْمُؤْمِنِينَ يُدْنِينَ عَلَيْهِنَّ مِن جَلَابِيبِهِنَّ ذَلِكَ أَدْنَى أَن يُعْرَفْنَ فَلَا يُؤْذَيْنَ وَكَانَ اللَّهُ غَفُورًا رَّحِيمًا

Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d'être offensées. Allah est Pardonneur et Miséricordieux. (Sourate Al Ahzab Verset 33)




Qu'il couvre l'ensemble du corps excepté le visage et les mains
Il y a plusieurs hadiths qui prouvent que la femme peut montrer son visage et ses mains.


Jabir bin 'Abdullah (raa) rapporte:«J'ai assisté à la prière de la fête (al 'aïd) avec le Messager d'Allah , il fit la prière avant le prône sans appel à la prière majeur (adhan), ni mineur (iqama). Ensuite, il se leva, s'appuya sur Bilal, et ordonna aux gens la crainte d'Allah, les exhorta à son obéissance, les sermonna et leur fit le rappel.Ensuite, il se rendit auprès des femmes, les prôna et leur fit le rappel. Il (sas) leur dit: "faîtes l'aumône car la plupart d'entre vous seront en Enfer."
Une femme aux joues foncées se leva dans l'assemblée et elle dit: "Pour quelle raison? Ô Messager d'Allah!"

Il dit : "car vous vous plaignez beaucoup et méconnaissez les bienfaits que vous recevez."

Il dit: "elles se mirent à faire l'aumône de leurs bijoux et jetèrent leurs anneaux et leurs bagues dans le vêtement de Bilal."»

Ce hadith est une preuve claire (que la femme peut montrer son visage et ses mains), et c'est pour cette raison que nous l'avons cité car dans le cas contraire, le narrateur n'aurait pas pu décrire cette femme, en disant qu'elle avait les joues foncées. (Rapporté par Moslim)

Ibn 'Abbas (raa) rapporte d'Al Fadl bin 'Abbas:«Une femme de Khath'am questionna le Messager d'Allah lors du pélerinage d'adieu (le jour du sacrifice), al fadl bin 'Abbas était derrière le Messager d'Allah, al Fadl était un homme radieux...Le Prophète s'arrêta pour répondre aux gens.»

Al fadl bin 'Abbas se tourna vers elle, c'était une belle femme.
Selon une autre variante: "une femme radieuse."
Et selon une autre variante: "Al Fadl se mit à la regarder, elle lui plût [et elle le regardait aussi], le Messager d'Allah le prit par le menton et tourna son visage de l'autre côté." (Rapporté par Bokhari & Moslim)


Et selon une autre variante: "Je la regardais" Le Prophète m'a vu et a détourné mon visage du sien, ensuite je l'ai regardé (une deuxième fois) et il détourna mon visage du sien; il fit cela trois fois et moi je n'ai pas arrêté. (Les narrateurs de ce hadiths sont sur, mais si Al Hakam bin 'Otayba ne l'a pas entendu d'Ibn 'Abbas alors il est discontinue (monqati').


Cette histoire est aussi rapportée par 'Ali bin Abi Talib (raa), qui dit:«Que le Messager d'Allah fut questionné après avoir lapidé les stèles.»

Il (raa) ajouta: «Al 'Abbas lui dit alors: "Ô Messager d'Allah! Pourquoi as tu tourné la tête du fils de ton oncle?" Il répondit: "J'ai vu un jeune et une jeune, et j'ai voulu les protéger du diable." (Rapporté par Al Tirmidhi, Ahmad et Al Diha' avec une chaîne de narrateur authentique)


Ce hadith, comme celui qui le précède prouve que le visage de la femme n'est pas une nudité ('awra).

Ibn Hazm (raa) a dit:«Si le visage était une nudité ('awra), pourquoi n'a t'il pas réagit alors qu'elle avait le visage dévoilé devant les gens et pourquoi ne lui a t'il pas ordonné de le couvrir, car si elle avait le visage couvert, Ibn 'Abbas n'aurait pas su si elle était belle ou non.»


Sahl bin Sa'd (raa) rapporte:«Une femme est venue chez le Messager d'Allah (alors qu'il était à la mosquée), elle dit:"Ô Messager d'Allah! Je suis venu m'offrir à toi!"

Le Messager d'Allah la regarda de haut en bas, puis baissa la tête. Lorsqu'elle vit qu'il ne la désirait pas, elle s'est alors assise.» (Rapporté par Bokhari & Moslim)


'Aïcha (raa) rapporté:«Les femmes croyantes voilées par leurs habits, assistaient à la prière du matin avec le Prophète, puis elles rentraient chez elles sans que personne ne les reconnaissent, tellement qu'il faisait noir.»

La preuve dans ce hadith c'est, sa parole:«sans que personne ne les reconnaissent, tellement il faisait noir.» Ce qu'on peut comprendre c'est que s'il ne faisait pas noir on les aurait reconnues et habituellement on reconnaît quelqu'un par son visage.»


Ensuite, je suis tombé sur une autre variante qui éclaira (les autres):«sans que personne ne reconnaisse le visage de l'autre.» (Rapporté par Abou Y'ala dans son Mosnad avec une chaîne de narrateur authentique selon 'Aïcha)


Fatima bint Qays (raa) rapporte:«Qu'Abou 'Amr bin Hafs (raa) la répudia définitivement.»

Et selon une autre variante:«Pour la troisième et dernière fois» Lors de absence... Elle alla chez le Messager d'Allah et lui expliqua cela...
Il lui ordonna de passer la période (al 'ida) chez Oum Sharik, ensuite il a dit: "C'est une femme dont mes Compagnons ont peur, va plutôt chez Ibn Oum Maktoum; car c'est un homme aveugle, tu pourras retirer ton voile chez lui.»


Et selon une autre variante:«Va chez Oum Sharik! Oum Sharik est une femme Ansar très riche, très généreuse et qui a beaucoup d'invités.

Je dis alors: "Je vais le faire!" Il a dit: "Ne le fais pas, car elle a beaucoup d'invités et j'ai peur que ton voile glisse ou que tes habits découvrent tes jambes et que les gens voient de toi ce que tu n'aimeras pas (qu'ils voient), mais va plutôt chez le fils de ton oncle 'Abdullah bin Oum Maktoum (l'aveugle)...
...et si tu retires ton voile, il ne te verra pas.


Je suis donc allée chez lui, lorsque ma période ('ida) fut terminée. J'ai entendu l'appel à la prière), je suis alors allée à la mosquée et j'ai prié avec le Messager d'Allah.
Après avoir terminé la prière, il s'est assis sur la chaire (minbar). Il dit alors: "Je ne vous ai pas rassemblé dans le but de vous faire des recommandations ni des avertissements, mais je vous ai rassemblé car Tamim al Dari était un chrétien et il est venu me prêter allégeance et s'est converti à l'Islam. Il m'a raconté une histoire sur l'Antéchrist; qui correspondait à ce que je vous avais dit à son sujet...» (Rapporté par Moslim)

Ce hadith prouve que le visage n'est pas une nudité ('awra) (apparente), car le Prophète a permit à Bint Qays que les hommes la voient avec un khimar, c'est-à-dire, ce qui couvre la tête qui doit être couverte et pas le visage.
C'est pour cette raison que le Prophète avait peur que son khimar glisse et dévoile ce qui est interdit. Il lui ordonna alors ce qui était meilleur pour elle, c'est-à-dire, d'aller chez Ibn Oum Maktoum (l'aveugle) car il ne la verrait pas si elle enlèverait son khimar.
Il faut savoir que cette histoire a eu lieu vers la fin de la vie du Prophète , car Fatima bint Qays (raa) à la fin de 'ida, a entendu le Prophète raconter l'histoire et la conversion de Tamim Al Dari.
Et, il est rapporté dans la biographie de Tamim qu'il s'est converti à la neuvième année de l'hégire.

Cela prouve que cette histoire a eu lieu après la révélation des versets du jilbab, donc ce hadith est une preuve que le visage n'est pas une nudité ('awra).

Ibn 'Abbas (raa) rapporte:
«Qu'il fut questionné: "As-tu assisté à une fête (al 'aïd) avec le Prophète ?" "Oui" Répondit-il, mais grâce à mon jeune âge.» Je l'ai vu au moment où il arriva au signal qui était auprès de la maison de Kouthayyir bin al Salt, arrivé-là, il pria.»
Il dit: "Le Prophète est arrivé et je le vis prendre place parmi les hommes. Ensuite, il se rendit chez les femmes en compagnie de Billal."

Il récita aux femmes le verset suivant:


يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ إِذَا جَاءكَ الْمُؤْمِنَاتُ يُبَايِعْنَكَ عَلَى أَن لَّا يُشْرِكْنَ بِاللَّهِ شَيْئًا وَلَا يَسْرِقْنَ وَلَا يَزْنِينَ وَلَا يَقْتُلْنَ أَوْلَادَهُنَّ وَلَا يَأْتِينَ بِبُهْتَانٍ يَفْتَرِينَهُ بَيْنَ أَيْدِيهِنَّ وَأَرْجُلِهِنَّ وَلَا يَعْصِينَكَ فِي مَعْرُوفٍ فَبَايِعْهُنَّ وَاسْتَغْفِرْ لَهُنَّ اللَّهَ إِنَّ اللَّهَ غَفُورٌ رَّحِيمٌ


Ô Prophète! Quand les croyantes viennent te prêter serment d'allégeance, [et en jurent] qu'elles n'associeront rien à Allah, qu'elles ne voleront pas, qu'elles ne se livreront pas à l'adultère, qu'elles ne tueront pas leurs propres enfants, qu'elles ne commettront aucune infamie ni avec leurs mains ni avec leurs pieds et qu'elles ne désobéiront pas en ce qui est convenable, alors reçois leur serment d'allégeance, et implore d'Allah le pardon pour elles. Allah est certes, Pardonneur et Très Miséricordieux. (Sourate Al Moumtahanah Verset 12)



Il récita ce verset jusqu'au bout, et dit ensuite: "Acceptez-vous cela?" Une des femmes présente répondit - et c'était la seule qui répondit - : "Oui, ô Prophète d'Allah!"
Ensuite il leur adressa des admonestations et des exhortations et leur ordonna de faire l'aumône.
Il dit: "Bilal étendit son vêtement; et je vis alors les femmes puiser avec leur mains (les aumônes) et les lancer dans le vêtement de Bilal."


Et selon une autre variante:
«Elles se mirent à lancer leur anneaux et leur bagues dans le vêtement de Bilal, ensuite Bilal accompagna le Prophète chez lui." (Rapporté par Bokhari)
Cette histoire eut lieu, lorsque les femmes prêtaient allégeance au Prophète , et c'est une preuve qu'elle eu lieu après l'ordre du jilbab. Et cet ordre eu lieu à la troisième année de l'hégire alors que le verset du prêtement d'allégeance avait été révélé à la sixième année de l'hégire.

Soubay'a bint Al Harith (raa) rapporte:
«Qu'elle était marié à Sa'd bin Khawla. Il décéda lors du pèlerinage d'adieu, (il participa à la bataille de Badr). Elle accoucha avant la fin de la période de quatre mois et dix jours du deuil de sa mort.

Abou al Sanabil bin Ba'kak la rencontra à la fin de ses lochies, elle s'était mise du collyre dans les yeux et (s'était fait belle). Il lui dit alors: "Soit bonne envers toi même!" - ou une parole semblable. "Peut-être cherche-tu à te marier? Mais cela (ne t'ai permit) qu'après une période de quatre mois et dix jours après la mort de ton mari. Elle dit alors: "Je suis allée voir le Prophète et je lui ai raconté ce que m'avait dit Abou al Sanabil bin Ba'kak." Il me dit: "Son deuil a pris fin lorsqu'elle a accouché."» (Rapporté par Ahmad par deux voies, selon 'Aïcha la première est authentique (sahih) et la deuxième est bonne (hassan).
Il se trouve aussi dans les deux Authentiques, c'est-à-dire: Sahih Bokhari et Sahih Moslim)

Ibn 'Abbas (raa) rapporte:
«Une femme priait derrière le Messager d'Allah , c'était une très belle femme, (Ibn 'Abbas a dit: "Par Allah! Je n'ai jamais vu une femme semblable.") Certains hommes se m'étaient au premier rang pour ne pas la voir tandis que d'autres tardaient à venir pour être dans les derniers rangs, et lorsqu'ils s'inclinaient, ils regardaient en dessous de leurs bras (et ils écartaient leurs bras).» (Rapporté par Ashab al Sounnan et al Hakim et il a été authentifié et approuvé par al Dhahabi)

C'est alors qu'Allah révéla:


وَلَقَدْ عَلِمْنَا الْمُسْتَقْدِمِينَ مِنكُمْ وَلَقَدْ عَلِمْنَا الْمُسْتَأْخِرِينَ

Et c'est bien Nous qui donnons la vie et donnons la mort, et c'est Nous qui sommes l'héritier [de tout]. (Sourate Al Hijr Verset )



Tous ces hadiths prouvent clairement qu'il est permit à la femme de montrer son visage et ses mains et appuient le hadith de 'Aïcha cité précédemment et explique le sens du verset:







« إِلَّا مَا ظَهَرَ مِنْهَا »

« que ce qui en paraît »


Comme il a été cité précédemment jusqu'à ce qu'Il dise :

« وَلْيَضْرِبْنَ بِخُمُرِهِنَّ عَلَى جُيُوبِهِنَّ »

« et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines »


Et ceci prouve, tout comme les ahadiths cités précédemment qu'il n'est pas obligatoire pour la femme de couvrir son visage car le voile est ce qui couvre la tête.



Qu'il ne soit pas une parure en soit


Conformément à la parole d'Allah citée précédemment se trouvant dans la sourate An-nour verset 31 :
Et ceci prouve, tout comme les ahadiths cités précédemment qu'il n'est pas obligatoire pour la femme de couvrir son visage car le voile est ce qui couvre la tête.


وَلَا يُبْدِينَ زِينَتَهُنَّ


« et de ne montrer de leurs atours »


Ce verset dans son général, désigne aussi les vêtements apparents s'ils sont (une parure) qui attirent les regards des hommes, et ce qui confirme cela c'est la parole d'Allah :
Ce verset dans son général, désigne aussi les vêtements apparents s'ils sont (une parure) qui attirent les regards des hommes, et ce qui confirme cela c'est la parole d'Allah :

وَقَرْنَ فِي بُيُوتِكُنَّ وَلَا تَبَرَّجْنَ تَبَرُّجَ الْجَاهِلِيَّةِ الْأُولَى

Restez dans vos foyers; et ne vous exhibez pas à la manière des femmes avant l'Islam (Jahiliyah). (Sourate Al Ahzab Verset 33)


Et la parole du Messager d'Allah :
« Trois catégories de gens ne te poses pas de questions à leur sujets, car ils font parti des perdants:

*** Un homme qui s'est séparé du groupe (al jama'a) et a désobéi à son imâm puis est mort ainsi.

*** Une servante ou un servant qui a fuit (son maître) et est mort(e) ainsi.

*** Et une femme dont le mari s'est absenté, lui laissant des provisions, et (elle) s'est exhibée (al-tabaroj) après son départ.

Ne te poses pas de questions à leur sujets.» (Rapporté par Al Hakim et Ahmad et sa chaîne de narrateur est authentique, al Hakim a dit: il est conforme à la norme (de Bokhari et Moslim) et je ne lui connais pas de défectuosité, il a été approuvé par Al Dhahabi.)

Et s'exhiber (al tabaroj), c'est le fait que la femme montre ses parures, ses beautés et ce qu'elle doit cacher, car cela éveille les envies de l'homme.

Le but dans l'ordre du jilbab est de couvrir les parures de la femme, sachant cela, il est incompréhensible que le jilbab soit une parure en soit.

Ceci comme tu peux le voir, est une chose claire qu'on ne peut cacher. C'est pour cela que l'imâm Al Dhahabi a dit dans son livre : «Les Grands Péchés» :

«Parmi les actes qui font que la femme soit maudite: c'est qu'elle fasse paraître sa parure comme: son or, ses perles, son parfum lorsqu'elle sort de chez elle. Ainsi que, lorsqu'elle porte des vêtements en tissu de soies, des robes courtes et des manches larges et longues.

Tous cela fait parti du (tabaroj) qu'Allah déteste, ici-bas comme dans l'au-delà. Ces actes que font les femmes justifient les paroles du Prophète lorsqu'il dit dans un hadith:

«Je regardais l'Enfer et je trouvais que la plupart de ses habitants étaient des femmes.» (Ce hadith est authentique il a été rapporté par Bokhari et Moslim et d'autres, d'un hadith selon 'Imran bin Housseyn et autres)

L'Islam a mis en garde contre le fait de s'exhiber (tabaroj) au point qu'il a été comparé au polythéisme (shirk), l'adultère, le vol et autres parmi les actes interdits. Et ce, lorsque le Prophète demanda aux femmes de lui prêter allégeance; c'est à cette occasion qu'il leur ordonna de ne pas faire cela.

'Abdoullah bin 'Amr (raa) a dit:
«Omayma bint Raqayqa est venu chez le Messager d'Allah pour lui prêter allégeance, il dit alors: "Tu dois prêter allégeance: de ne pas donner des égaux à Allah, de ne pas voler, de ne pas commettre l'adultère, de ne pas tuer ton enfant, de ne pas commettre un acte de turpitude avec ce que tu as entre tes mains et tes jambes, de ne pas te lamenter et de ne pas t'exhiber à la manière des femmes d'avant l'Islam (al jahiliya).» (Rapporté par Ahmad avec une bonne chaîne de narrateur)

Et sache qu'il est permit à la femme de porter un vêtement d'une autre couleur que le blanc ou le noir, et cela n'est pas considéré comme une parure (zina) interdite, comme pourraient le penser certaines femmes. Ceci pour deux raisons:


La première

La parole du Messager d'Allah qui dit:
«Le parfum de la femme est celui dont la couleur est apparente, et l'odeur ne l'est pas.» (Rapporté par Abou Dawod, Nassai et c'est un hadith authentique)


La deuxième

Car les femmes des Compagnons du Prophète pratiquaient cela.

Je vais citer quelques athar authentique à ce sujet que al Hafiz bin Abou Shayba a rapporté dans : «Al Moussannaf» :

*** Ibrahim, qui est al Nakh'i, rapporte:
«Qu'il entrait en compagnie de 'Alqama et al Aswad chez les femmes du Prophète (saws) et ils les voyaient vêtues de rouge.»


*** Ibn Abou Malika a dit:
«J'ai vu Oum Salama (raa) porter un vêtement teint au carthame.»


*** Al Qassim, qui est Ibn Mouhammad bin Abou Bakr al Siddiq rapporte:
«Que 'Aïcha (raa) portait des vêtements teint au carthame pendant qu'elle était en état de sacralisation (mouhrima).»

Et selon une autre variante, rapportée elle aussi par Al Qassim:
«'Aïcha portait des vêtements teint au carthame pendant qu'elle était en état de sacralisation.»


*** Hisham rapporte, selon Fatima bint Al Moundhir:
«Que Asma portait des vêtements teint au carthame pendant qu'elle était en état de sacralisation.»


*** Sa'ïd bin Joubayr rapporte:
«Avoir vu certaines femmes du Prophète faire le tawaf autour de la Maison sacrée (al Ka'ba) et elles portaient des vêtements teint au carthame.»


Qu'il soit épais et pas transparent

Car on ne peut considérer que la femme soit voilée que si cette condition est appliquée, car s'il est transparent, il rend la femme attirante et cela est considéré comme une parure (interdite) causant ainsi la discorde.

Le Messager d'Allah a dit à ce sujet:

«Il y aura vers la fin des temps des femmes de ma communauté qui seront habillées, mais qui en vérité sont déshabillées. Elles portent sur leur tête des bosses comme les bosses inclinées des chameaux; maudissez-les car elles sont maudies.» (Rapporté par Al Tabarani dans "Al Mou'jama al Saghir" avec une chaîne de narrateur authentique)


Il a rajouté dans un autre hadith:«Elles n'entreront pas au Paradis et ne sentiront même pas son odeur, or son odeur se sent à une distance tel et tel.» (Rapporté par Moslim)


Ibn 'AbdoulBar a dit:«Le Messager d'Allah a voulu dire: les femmes qui portent des vêtements légers, qui dessinent le corps au lieu de le voiler, elles sont certes habillées (linguistiquement parlant), mais elles sont déshabillées en réalité.»


Oum 'Alqama bin Abou 'Alqama a dit:«J'ai vu Hafsa bint 'AbdoulRahman bin Abou Bakr entrée chez 'Aïcha, elle (Hafsa) portait un voile fin et transparent. 'Aïcha l'a alors déchiré et lui a dit: "Ne sais-tu pas ce qu'Allah a révélé dans la sourate: La Lumière?!" Elle demanda ensuite qu'on lui amène un autre voile.» (Rapporté par Ibn Sa'd et il est valable comme argumentation)

Et nous pouvons comprendre de la parole de 'Aïcha "Ne sais-tu pas ce qu'Allah a révélé dans la sourate : La Lumière?!»
Que celle qui porte un voile transparent n'est pas considéré comme étant voilée et qu'elle n'aura pas mise en pratique l'ordre de la parole d'Allah dans la sourate La Lumière verset 31:


وَلْيَضْرِبْنَ بِخُمُرِهِنَّ عَلَى جُيُوبِهِنَّ

«et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines»

Et ceci est clair.


Hisham bin 'Ourwa rapporte:

«Al Moundhir bin Zoubayr est revenu d'Iraq, il envoya à Asma bint Abou Bakr (sa mère) un vêtement de Marw qui était fin. Et ce, après qu'elle soit devenue aveugle. Il dit: "Elle toucha le vêtement de ses mains et dit ensuite": "Ouffin, rendez lui ce vêtement!" Il dit: Ce fut difficile pour lui et il dit: "Ô mère! Il n'est pas transparent." Elle dit alors: "Il n'est peut-être pas transparent mais il dessine le corps."» (Rapporté par Ibn Sa'd avec une chaîne de narrateur authentique jusqu'à Al Moundhir)


'Abdoullah bin Abou Salma rapporte:«Que 'Omar bin al Khattab a vêtu les gens d'al qubatiy (c'est un vêtement fin et de couleur blanche). Il dit ensuite: "Ne laissez pas vos femmes porter ce vêtement." C'est alors qu'un homme dit: "Ô commandeur des croyants! Je l'ai fait porter à ma femme puis, je me suis mis devant et derrière elle, à la maison, et j'ai vu qu'il n'était pas transparent." 'Omar dit: "Il n'est pas transparent, mais il dessine le corps."» (Rapporté par Al Bayhaqi qui l'a jugé détaché (moursal). Mais cet homme (narrateur) est sûr)


De ce athar et celui qui lui précédait nous pouvons conclure qu'à leur époque, il n'était pas permit de porter un vêtement transparent ou dessinant le corps et que celui qui était transparent était pire que celui qui dessinait le corps.

C'est pour cela que 'Aïcha (raa) a dit:
«Le voile c'est ce qui couvre le corps et les cheveux.» (Al Bayhaqi l'a cité comme suspendu (mou'allaq)

Et c'est pour cela que les Savants ont dit:
Il faut couvrir la nudité de sorte que le voile ne dessine pas le corps et ce, en portant un vêtement épais car il n'es pas permit de se voiler d'un vêtement [fin] qui celui-ci en revanche dessine le corps et de ce fait, elle ne sera pas considéré comme étant voilée.


Qu'il soit bien large et pas moulant

Car le but de ce vêtement est (justement) de ne pas créer de discorde, et cela n'est possible que s'il est bien large. Car s'il est moulant, il voilera peut être [la couleur de la personne] mais dessinera son corps ou certaines parties de son corps; que les hommes s'imagineront.
Et en cela, il y a un grand mal que l'on ne peut ignorer, il est donc obligatoire que le vêtement soit bien large.


Oussama bin Zayd a dit:

«Le Messager d'Allah m'a vêtu d'une qutbiya épaisse que lui avait offert Dahya al Kalbi. Je l'avais fait porter à ma femme. Il m'a dit: "Pourquoi ne portes-tu pas ta qutbiyya?" Je lui dis: "Je l'ai fait porter à ma femme." Il m'a dit: "Ordonne-lui de mettre un autre vêtement en dessous, car j'ai peur que ela dessine son corps."» (Rapporté par Daha Al Maqdissi dans : «AlHadith Al Moukhtara», Ahmad et Al Bayhaqi avec une bonne chaîne de narrateur)


Le Messager d'Allah a ordonné à la femme de porter un vêtement sous sa qutbiyya pour que celle-ci ne dessine pas son corps. Cet ordre prouve que c'est une obligation comme cela est connu dans al oussoul.

c'est pour cela que Al Shawkani a dit en expliquant ce hadith:«Ce hadith prouve que la femme doit voiler son corps d'un vêtement qui ne la dessine pas, et ceci est une condition pour celles qui désirent couvrir leur nudité ('awra) et il a ordonné de mettre un autre vêtement sous le qibati car c'est un vêtement [fin] qui ne voile pas le corps des regards, mais certes il le dessine.»


Qu'il ne soit pas parfumé

Il y a plusieurs hadith interdisant aux femmes de se parfumer lorsqu'elles sortent de chez elles.

Nous allons citer ici quelques hadith authentiques à ce sujet:

1- Abou Moussa al Ash'ari rapporte que le Messager d'Allah a dit:«Toute femme qui se parfume puis sort de chez elle en passant près d'un groupe de gens pour qu'ils sentent son parfum, est une fornicatrice.» (Rapporté par Nassai. Abou Dawod. Tirmidhi qui a dit : "bon-valide-sûr" (hassan sahih). Al Hakim a dit: "sa chaîne de narrateur est bonne et Al Dhahabi l'a approuvé")


2- Zaynab Al Thaqafiyya rapporte que le Prophète a dit:«Si l'une de vous vient à la mosquée, qu'elle n'approche pas le parfum.» (Rapporté par Moslim)


3- Moussa bin Yassar rapporte d'Abou Hourayra:«Qu'une femme est passée près de lui, elle s'était parfumée. Il lui dit: "Ô Oum al Jabbar! Vas-tu à la mosquée?" Elle répondit: "Oui" - Il dit: "Est-ce pour cela que tu t'es parfumée?"
Elle répondit: "Oui" - "Retourne chez toi et lave-toi!" J'ai entendu le Messager d'Allah dire: "Lorsqu'une femme sort pour se rendre à la mosquée et qu'elle dégage une odeur (de parfum), Allah n'acceptera sa prière que si elle rentre chez elle et se lave."» (Rapporté par Al Bayhaqi et d'autres. De plus c'est un hadith authentique)


La raison de son interdiction est claire, car il éveille les désirs.
Si cela est interdit pour celles qui désirent se rendrent à la mosquée, quel en sera le jugement juridique pour celles qui font cela et vont au marché, dans les ruelles et les grands boulevards? Il n'y a aucun doute que cela s'avère d'autant plus interdit et un plus grand péché.


Al Haythami a dit dans «Al Zawajir»:
«Que le fait qu'une femme sorte de chez elle parfumée et parée, fait partie des grands péchés, même si son mari lui permettait cela!»



Qu'il ne ressemble pas aux vêtements des hommes

Car il a été rapporté plusieurs hadiths authentiques où l'on maudit la femme qui essaie de ressembler à l'homme dans sa tenue vestimentaire ou autre.

Et voici ce que nous connaissons à ce sujet:

1- Abou Hourayra a dit:
1- Abou Hourayra a dit:
2- 'Abdoullah bin 'Amr a dit:
«J'ai entendu le Messager d'Allah dire: "Ils ne sont pas des nôtres: Celles qui parmi les femmes essayent de ressembler aux hommes et ceux parmi les hommes qui essayent de ressembler aux femmes."» (Rapporté par Ahmad, Abou Nou'aym et sa chaîne de narrateur est valide)


3- Ibn 'Abbas a dit:
«Le Prophète a maudit les hommes efféminés et les femmes qui se comportent comme des hommes. Il a dit: "Faites-les sortir de vos maisons." Il a dit: "Le Prophète (saws) fit sortir untel et 'Omar fit sortir untel."» (Rapporté par Al Bokhari)

Et selon une autre variante:
«Le Messager d'Allah a maudit les hommes qui essayent de ressembler aux femmes et les femmes qui essayent de ressembler aux hommes.» (Rapporté par Moslim)

4- 'Abdoullah bin 'Omar a dit:
«Le Messager d'Allah a dit:

"Il y a trois catégories de gens qui n'entreront pas au Paradis et qu'Allah (swt) ne regardera même pas le Jour de la Résurrection:

-Celui qui a un mauvais comportement envers ses parents.
-La femme qui se comporte comme un homme et qui essaie de leur ressembler.
-Celui qui n'a aucune jalousie."» (Rapporté par Nassai et Al Hakim qui disent: "Sa chaîne de narrateur est authentique." Et il a été approuvé par Al Dhahabi)

5- Ibn Abou Malika [et son nom est 'Abdoullah bin 'Oubaydillah] a dit:
«'Aïcha fut questionné: "Est-ce que la femme peut porter des sandales ou des souliers?" Elle dit alors: "Le Messager d'Allah a maudit la femme qui essaie de ressembler aux hommes."» (Rapporté par Abou Dawod et ses narrateurs sont sûrs)


Ces hadiths sont une preuve évidente de l'interdiction pour la femme d'essayer de ressembler aux hommes et aux hommes de ressembler aux femmes. Que ce soit dans la tenue vestimentaire ou autre. Sauf le premier hadith suscité qui parle seulement de la tenue vestimentaire.


Al Dhahabi dans son livre: «Les Grands Péchés» a consacré un chapitre au sujet des femmes qui essayent de ressembler aux hommes et aux hommes qui essayent de ressembler aux femmes. Il a cité certains des hadiths cités précédemment et dit ensuite:«La femme qui porte des vêtements d'hommes, c'est-à-dire: fendus, ou aux manches étroites, imite les habits des hommes et subit la malédiction d'Allah et de son Messager Il incombe dans ce cas à son mari de lui interdire de porter de pareils habits, ceci conformément à la parole d'Allah qui dit:



يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُواقُوا أَنفُسَكُمْ وَأَهْلِيك&#

# Posté le jeudi 10 avril 2008 09:01

Modifié le samedi 19 juillet 2008 13:37

LES RAPPORTS INTIMES EN ISLAM

Les rapports intimes
Nous recevons beaucoup de mails concernant les rapports intimes entre les époux, surtout
ce qu'il est permis de faire ou pas. Il y a beaucoup d'ignorance sur ce sujet, pourtant, les
savants de l'islam ont depuis longtemps donné de l'importance à cette question, et il n'y a
pas un livre de fiqh, sans qu'on ne trouve un chapitre intitulé « 'ishratu-nisa ». Bien avant
tous les sexologues, les savants ont expliqué en s'appuyant sur le Qur'an et la Sunna,
l'importance des rapports intimes qui sont une part importante dans l'union du couple, mais
aussi le bon comportement qu'il convenait d'adopter.
Après avoir longtemps cherché, nous n'avons pas trouvé un seul ouvrage répondant à la
majeure partie des question qui sont posées, c'est pourquoi nous avons décidé de prendre
comme base un ouvrage de shaikh Salih ibn Ghanim As-Sadlan intitulé Fiqh Az-Zawaj, le
shaikh consacre un chapitre au comportement à adopter la nuit de noce. Ce texte (en
italique) nous servira de base, et nous le complèterons d'autres sources lorsque nécessaire.
(La nuit de noce), il est des choses qu'il convient de faire :
1) Que le mari soit doux avec son épouse, et qu'il lui donne quelque chose à boire ou
quelque chose de sucré, car cela a été authentifié du prophète (salallahu' alayhi wasalam),
d'après Asma bint Yazid qui rapporte : « J'ai préparé 'Aisha pour le messager d'Allah, puis je
l'ai appelé afin qu'il vienne la voir. Il vint s'asseoir à ses côtés avec une coupe de lait de
laquelle il but puis il la tendit vers 'Aisha qui baissa la tête et fut gênée. Asma dit : je l'ai
grondée et lui ait dit : prend de la main du messager d'Allah, elle prit alors la coupe et
but... »
2) Qu'il mette la main sur son front et invoque pour elle, d'après le hadith rapporté par Al-
Bukahri : « Si l'un d'entre vous épouse une femme ou achète une monture, qu'il pose la main
sur son front, prononce le nom d'Allah (bismillah) et demande la bénédiction en disant : ô
Allah, je te demande son bien et le bien sur lequel Tu l'as créée, et je cherche protection
auprès de Toi contre son mal et le mal sur lequel Tu l'as créée ».
3) Qu'ils prient ensemble deux raka'at, car cela est rapporté des salafs : Abu Sa'id mawla
Abu Sa'id rapporte : « Je me suis marié alors que j'étais encore esclave. J'ai invité plusieurs
compagnons du prophète, parmi lesquels Ibn Mas'ud, Abu Dhar et Hudhayfa. Ils
m'enseignèrent ceci : lorsque ton épouse vient à toi, prie deux raka'at, puis demande à Allah
le bien de celle qui est venue à toi et cherche protection contre le mal. Puis c'est entre toi et
ton épouse.
Shaqiq rapporte : « Un homme nommé Hariz vint et dit : j'ai épousé une jeune fille et j'ai peur
qu'elle ne me déteste. 'Abdullah ibn Mas'ud dit : « L'entente vient d'Allah et la haine vient du
diable qui veut vous faire détester ce qu'Allah vous a rendu licite. Lorsque ton épouse vient à
toi, dis-lui d'accomplir derrière toi deux raka'at » Et dans une autre version, il ajouta : « Dis :
Allah ! Accorde-moi une bénédiction en cette femme, et accorde-lui une bénédiction en moi.
Allah ! Unis-nous tant que Tu nous uniras dans le bien et sépare-nous si Tu nous envoies
vers ce qui est meilleur » (Ibn Abi Shayba).
Il est bon qu'il utilise le siwak (ou autre chose) avant de l'approcher, afin qu'il n'ait pas
mauvaise haleine, de même pour elle. Cela est meilleur pour l'union et la vie en couple dans
le bien, comme il est rapporté d'après Sharih ibn Hani : « J'ai demandé à 'Aisha : quelle est
la première chose que le prophète (salallahu' alayhi wasalam) faisait lorsqu'il rentrait chez
lui ? Elle dit : (il commençait) par utiliser le siwak » (Muslim)
Et il convient que la femme séduise son mari en s'embellissant, afin qu'il ne s'écarte pas
d'elle, comme l'a dit une femme au prophète (salallahu' alayhi wasalam) : « ô messager
d'Allah, si la femme ne s'embellit pas pour son mari, il la méprise » (An-Nasa'i). Et il est
authentifié que 'Aisha s'embellissait pour le prophète (salallahu' alayhi wasalam) qui un jour
est rentré chez elle et a vu qu'elle portait des bagues (faites avec) des feuilles. Il dit :
« Qu'est-ce cela ô 'Aisha ? » Elle dit : je les ai faites pour toi ô messager d'Allah... » (Abu
Dawud).
Ibn 'Abbas dit : « J'aime m'embellir pour mon épouse, de la même façon que j'aime qu'elle
s'embellisse pour moi, car Allah dit : « Et elles ont des droits équivalents à leurs devoirs,
conformément à la bienséance » (Al-Mughni 5/220)
S'ils veulent avoir un rapport sexuel, qu'il dise : « Au nom d'Allah, Allah éloigne de nous le
diable, et éloigne-le de ce que Tu nous accorderas (comme progéniture) ». A cela, il y a une
utilité explicitée par le prophète (salallahu' alayhi wasalam) dans ce hadith : « Et si Allah leur
accorde un enfant, le diable ne lui fera jamais aucun mal » (Al-Bukhari).
Shaikh Al-'Uthaymin explique : « Il apparaît de ce hadith que c'est l'homme qui doit
prononcer l'invocation (et pas la femme)... Et ce n'est pas parce que l'homme va dire cela à
chaque rapport que l'enfant ne sera pas frappé par le diable... Cette invocation est une
cause, et les causes peuvent être rejetées par le fait qu'on va trouver quelque chose qui
empêche (la réalisation de cette invocation), car le prophète (salallahu' alayhi wasalam) dit :
« Chaque enfant naît sur la fitra et ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un
adorateur du feu ». La parole du prophète (salallahu' alayhi wasalam) est véridique, mais
cette invocation n'est qu'une cause qui peut être empêchée... Mais s'il n'invoque pas, le
diable peut faire du mal à cet enfant et peut aussi jouir de l'épouse, comme Allah dit :
« Séduis-les avec tes armées, et associe-toi à eux dans leurs biens et leurs enfants ».
Les savants disent : il s'associe à eux dans les enfants si l'homme ne prononce pas le nom
d'Allah lorsqu'ils veulent avoir un rapport sexuel, le diable s'associe à lui et jouit de son
épouse. ». (Sharh Al-Mumti' : 5/368).
On a interrogé shaikh Al-Albani à propos de celui qui oublie de faire cette invocation, le
diable s'associe-t-il à lui dans la jouissance de son épouse ?
Le shaikh a répondu : « Allahu 'alam, s'il est de son habitude d'invoquer Allah, Allah peut le
protéger, car il faut regarder ce qui est le plus courant. Mais si ce n'est pas son habitude, le
diable s'associe à lui. »
On lui a aussi demandé : « Quand doit-on faire l'invocation ? Au moment de la pénétration,
ou à un moment précis ?
Le shaikh a répondu : (il prononce l'invocation) lorsqu'il veut jouir de son épouse. » (silsila alhuda
wa nur :12b)
Les époux peuvent jouir l'un de l'autre comme ils le souhaitent, à condition que (la
pénétration) se fasse uniquement dans le vagin, comme cela est rapporté par Al-Bukhari et
Muslim, d'après Jabir : « les juifs disaient : si l'homme pénètre le vagin de son épouse par
derrière, l'enfant naîtra avec un strabisme. Alors Allah a révélé : « Vos épouses sont pour
vous un champ de labour, allez à votre champ comme vous le voulez ». Zuhri a ajouté
dans une version du hadith : « S'il veut par derrière, ou autrement, mais toujours dans le
vagin ». Dans la version de Tirmidhi, ibn 'Abbas dit : « (S'il le souhaite) par devant ou par
derrière, et éloignez-vous de l'anus et des menstrues ». Dans la version d'Abu Dawud, Ibn
'Umar explique le verset en disant : « Par devant, par derrière, étendu sur le côté, c'est à
dire, (la pénétration doit) toujours (se faire) dans le vagin. Et les époux doivent prendre garde
d'aller à l'encontre de cela, car une menace et un avertissement sévère ont été rapporté à ce
sujet : « Celui qui pénètre une femme en période de menstrues ou sodomise une femme a
mécru » (An-Nasa'i).
Remarque : Lorsque la période de règles est terminée, la femme doit nettoyer son vagin
avec un tissu parfumé afin d'enlever l'odeur forte du sang (des règles). C'est cela le bon
comportement islamique et malheureusement il y a peu de femmes qui y font attention. C'est
à cela qu'il est fait référence dans le hadith dans lequel une femme est venue interroger sur
le ghusl, le prophète (salallahu' alayhi wasalam) lui dit : « prend un tissu parfumé et purifietoi
avec » (Al-Bukhari). L'imam An-Nawawi dit : « Ce qui est voulu par l'utilisation du parfum
est d'enlever la mauvaise odeur, cela est préférable pour toute femme qui se purifie des
règles (ou du saignement post-natal qu'on appelle nifas). Et il est détestable, pour celle qui le
peut, de le délaisser, si elle ne trouve pas de musc, qu'elle utilise tout autre parfum, et si elle
ne trouve rien, l'eau suffit. »
La base est que tout est permis, sauf les choses sur lesquelles on va trouver un texte. Et les
pratiques interdites sont connues, shaikh Al-'Uthaymin explique : « Il est interdit de pénétrer
un femme en état de menstrues, d'après la parole d'Allah : « Ils t'interrogent sur les
menstrues. Dis : c'est une impureté, écartez-vous des femmes pendant les règles, et
ne les approchez pas jusqu'à ce qu'elles se purifient ». Il est donc interdit à l'homme de
pénétrer son épouse lorsqu'elle a ses règles jusqu'à ce qu'elle se purifie, et lorsque cela
arrive (la purification), (Allah dit) : « Allez à elles comme Allah vous l'a commandé ».
(Pendant cette période de règles), tout est permis en dehors de la pénétration, d'après la
parole du prophète (salallahu' alayhi wasalam) : « Faites tout sauf la pénétration ». Mais il
est (préférable) que la femme se drape d'un izar (tissu qui va couvrir le bas de son corps),
comme le prophète (salallahu' alayhi wasalam) le faisait avec 'Aisha lorsqu'elle était en état
de menstrues et qu'il jouissait d'elle, afin que l'époux ne voit pas le sang qui pourrait
s'écouler, de peur que cela ne l'écarte de son épouse. [Par contre, il est permis de pénétrer
une femme souffrant de métrorragie, même s'il y a un écoulement de sang, car cela n'est
pas considéré comme une impureté (Durus al-muhima li nisa al-umma)]. De même que la
sodomie est interdite, comme il est rapporté du prophète (salallahu' alayhi wasalam) : « Allah
ne se gêne pas de la vérité. Ne sodomisez pas les femmes »... ce qui est voulu c'est
l'interdiction de la sodomie, et quant au fait qu'il jouisse d'elle entre ses fesses ou ses
cuisses, cela est permis. » (Sharh Al-Mumt'i 5/361).
On a demandé à shaikh Al-'Uthaymin : « J'ai épousé mon cousin, je l'aime et il m'aime,
nous sommes mariés depuis moins de six mois, et à chaque fois que nous allons dormir, il
tète mes seins comme un enfant. Je lui ai dit que cela ne se faisait pas, mais il ne veut pas
arrêter.
Réponse : Il n'y a rien de mal en cela, les deux époux peuvent jouir l'un de l'autre comme ils
l'entendent en dehors de la sodomie, de la pénétration pendant les menstrues (ou aussi
pendant l'écoulement de sang post-natal), pendant une adoration pendant laquelle cela est
interdit (comme le pèlerinage), ou encore si l'homme a juré de ne plus toucher son épouse,
jusqu'à ce qu'il expie ce serment. Et d'autres choses similaires connues des gens de science
qui interdisent le rapport sexuel lorsqu'il y a un mal pour l'un des époux. » (Fatawa muhima li
nisa al-umma p.153).
On a aussi demandé à shaikh Al-Albani : « Est-il permis à l'époux de téter le lait de son
épouse lorsqu'il la caresse ? » Le shaikh a répondu : « Il n'y a aucun mal en cela ». (Silsila
Al-Huda wa nur 9)
Et les rapports buccaux génitaux ?
On a demandé à shaikh 'Abdallah ibn Muni' : « Une soeur pose la question suivante : je me
suis mariée depuis 6 mois et mon mari me force à sucer son sexe, cela est-il licite ou illicite ?
Réponse : La louange est à Allah, il n'y a aucun doute que cette habitude du mari est
abjecte et détestable, et va à l'encontre du bon comportement entre les époux. Cela peut
amener le dégoût et la séparation, et l'épouse du prophète, 'Aisha, rapporte que le
messager d'Allah « n'a pas vu d'elle ceci (son sexe), et qu'elle n'a pas vu de lui ceci (son
sexe) ». Quant au jugement sur cette pratique, le moins que l'on puisse dire est qu'elle est
détestable. »
On peut lire en commentaire de cette fatwa dans fatawa muhima li nisa al-umma (p.153) :
« Aucun hadith n'est authentique à ce sujet, au contraire les ahadiths authentiques qui
montrent que le prophète (salallahu' alayhi wasalam) prenait son bain avec ses épouses et
cohabitez avec elles prouvent que cela est permis (c'est-à-dire de voir le sexe, comme nous
le verrons plus tard). La règle de base est (qu'il est permis aux époux de jouir l'un de l'autre
comme ils l'entendent, et donc) de jouir du sexe de l'homme, la seule chose crainte est le
contact avec le madhi (liquide spermatique) qui est une impureté. Il est rapporté du madhab
hanbali la permission pour la femme d'embrasser le sexe de l'homme, comme il est rapporté
dans Al-Insâf d'Al-Mardaway (8/33), c'est l'avis de Ibn 'Aqil et d'autres. Et on rapporte aussi
l'avis de Asbagh du madhab Maliki, sur la permission pour l'homme d'embrasser le sexe de
la femme, comme il est rapporté dans Tafsir Al-Qurtubi (12/231).
C'est une question sur laquelle les savants divergent, car il n'y a pas de texte clair sur ce
sujet. Shaikh Salih Al-Luhaydan a été interrogé sur ce sujet et a répondu que cela était
haram pour les raisons suivantes : 1. C'est une pratique animale qui ne convient pas à
l'homme ; 2. Pendant les rapports les époux sécrètent un liquide (vaginale ou spermatique)
qui est une impureté ; 3. C'est une pratique qui n'était pas connue des salafs ; 4. C'est
quelque chose que les gens ont pris de l'occident, par l'intermédiaire de la télévision et des
films pornographiques ; 5. Le shaikh n'a entendu aucun savant permettre cela, c'est
pourquoi il termine en demandant aux gens de cesser jusqu'à ce qu'ils interrogent les
savants sur cette question.
Aussi, dans une session de question réponse sur Paltalk, shaikh 'Ubayd Al-Jabiri a répondu
que cette pratique était interdite.
Il est préférable que l'homme caresse son épouse avant la pénétration, comme cela est
rapporté dans une version d'Al-Bukhari, lorsque Jabir a annoncé au prophète (salallahu'
alayhi wasalam) qu'il avait épousé une femme qui avait déjà été mariée, le prophète
(salallahu' alayhi wasalam) lui dit : « Pourquoi n'as-tu pas pris une vierge avec laquelle tu
aurais joué et qui aurait joué avec toi ». Dans une version il ajoute : « ma laka wa lil-'adhara
wa lu'abuha » ce qui signifie qu'ils s'embrassent avec la langue et mélangent leur salive.
C'est quelque chose qui a été signalé par Al-Hafidh Ibn Hajar dans Fath Al-Bari (l'explication
de Sahih Al-Bukhari) et c'est aussi l'avis d'Al-Qurtubi.
L'imam ibn Qudama dit : « Il est bon qu'il joue avec son épouse avant qu'ils aient un
rapport, afin d'augmenter son désir et qu'elle prenne autant de plaisir que lui. On rapporte de
'Umar ibn 'Abdel 'Aziz, que le prophète (salallahu' alayhi wasalam) a dit : « Ne la pénètre pas
tant qu'elle n'a pas autant de désir que toi, afin que tu ne jouisses pas avant elle. Embrassela,
fais-lui des clins d'oeil, caresse-la, et lorsque tu vois qu'elle a atteint le même niveau de
désir que le tien, pénètre-la. » (Al-Mughni 10/232)
Lorsque l'homme a assouvi son désir, il ne doit pas s'écarter de son épouse jusqu'à ce
qu'elle assouvisse aussi son plaisir, car cela est meilleur pour faire durer la relation et
l'affection.
L'imam Ibn Qudama dit : « Et s'il jouit avant elle, il est détestable qu'il s'écarte d'elle avant
qu'elle ne jouisse, d'après ce qui a été rapporté par Anas Ibn Malik, le prophète (salallahu'
alayhi wasalam) a dit : « Lorsque l'un d'entre vous a un rapport avec son épouse... et qu'il
assouvit son désir, qu'il ne presse pas son épouse jusqu'à ce qu'elle assouvisse aussi son
désir ». Car en faisant cela on cause du tort à la femme et on l'empêche d'assouvir son
désir. »
Shaikh Al-'Uthaymin dit : « Quant au hadith, il est faible, mais son sens est vrai, car de la
même façon que l'homme n'aime pas que l'on s'écarte de lui avant qu'il jouisse, il convient
qu'il ne presse pas son épouse. » (Sharh Al-Mumti' 5/369)
Puis s'il trouve la force d'avoir un nouveau rapport avec son épouse, il est bon qu'il refasse
les ablutions, car le prophète (salallahu' alayhi wasalam) a dit : « lorsque l'un d'entre vous a
un rapport avec son épouse et qu'il veut recommencer, qu'il fasse les ablutions. » (Muslim).
On a demandé à shaikh Al-Albani : « lorsque l'homme a deux rapports consécutifs avec
son épouse, doit-il faire deux fois le ghusl (grandes ablutions) ?
Réponse : Un seul ghusl est obligatoire, mais il est bon (sunna) qu'il fasse le ghusl pour
chaque rapport. Si l'homme a la force d'enchaîner les rapports, il fait le ghusl pour chaque
rapport, car il est rapporté dans la sunna authentique que parfois le prophète (salallahu'
alayhi wasalam) avait des rapports avec toutes ses femmes en une seule nuit, et il faisait le
ghusl une seule fois et parfois pour chaque rapport. Abu Rafi' dit : ô messager d'Allah,
pourquoi ne te suffis-tu pas d'un seul ghusl ? Il dit : « Cela est plus pur, meilleur et plus
propre ». (silsila al-huda wa nur 386)
L'imam Ibn Qudama rapporte la parole de l'imam Ahmad qui dit : « S'il veut recommencer,
qu'il refasse les ablutions, et s'il ne le fait pas ce n'est pas grave. Mais les ablutions
augmentent sa vigueur et cela est plus propre. Et s'il peut faire le ghusl entre chaque rapport
cela est encore meilleur » (Al-Mughni 5/233).
On a demandé à shaikh Al-Albani : « Un homme a eu un rapport avec son épouse. Il a
éjaculé, mais elle n'a pas joui, doit-elle faire le ghusl ?
Réponse : Naturellement, à partir du moment où il y a pénétration, il faut faire le ghusl, qu'il
y ait éjaculation ou non. (Le shaikh fait référence au hadith : « lorsque les deux circoncisions
se rencontrent, le ghusl est obligatoire »)
Question : oui, mais il n'y a pas eu pénétration, seulement des caresses.
Réponse : dans ce cas elle n'a pas à faire le ghusl. » (Silsila al-huda wa nur 57)
Il est permis aux époux de se voir totalement nus, d'après le hadith de 'Aisha : « je prenais
mon bain avec le prophète alors que nous étions en état de grande impureté dans un même
récipient ». (Al-Bukhari).
Shaikh Al-Albani dit : Quant au hadith « Lorsque l'un d'entre vous a un rapport avec son
épouse ou son esclave, qu'il ne regarde pas son sexe (de la femme), car cela rend
aveugle » ce hadith est inventé. Et celui qui réfléchit bien voit la nullité de ce hadith, car
interdire le regard revient à empêcher un moyen qui va amener l'acte. Et si Allah a permis
les rapports sexuels entre les époux, peut-on penser qu'il lui soit interdit de regarder son
sexe ? Par Allah non ! Il y a une preuve de cela dans le hadith de 'Aisha : « Je prenais mon
bain avec le prophète (salallahu' alayhi wasalam) dans un même récipient, et il ne cessait de
se presser vers moi jusqu'à ce que je dise : laisse-moi, laisse-moi » (Al-Bukhari et Muslim).
Ce hadith montre qu'il est permis de regarder, et cela est encore plus évident dans la version
d'Ibn Hibban d'après Sulayman ibn Musa qui a été interrogé sur le fait qu'un homme regarde
le sexe de sa femme, et il dit : j'ai demandé à 'Ata, qui dit : j'ai interrogé 'Aisha et elle cita ce
hadith. Al-Hafidh ibn Hajar dit : « c'est une preuve que l'homme peut regarder sa femme nue
et inversement ». Et il n'y a aucune différence entre le bain et le rapport sexuel sur cette
question. » (Nudhm Al-Fara'id 2/25).
Il est permis aux époux de dormir dans les vêtements qu'ils portaient pendant l'acte sexuel
(s'ils en portaient), après avoir essuyé ce qui pouvait y avoir comme impureté, ils peuvent
même prier dans ces vêtements. 'Aisha dit : « Il convient à la femme douée de raison de
prendre un tissu lorsqu'elle a un rapport avec son époux. (Et lorsqu'ils ont fini), elle le lui tend
pour qu'il s'essuie avec, puis elle s'essuie. Et ils peuvent prier dans ces habits tant qu'ils ne
sont pas touchés par une impureté. » (Al-Bayhaqi). Mu'awiya Ibn Abi Sufyan a demandé à
sa soeur, Umm Habiba : « Le prophète priait-il dans les habits qu'il portait lorsque vous aviez
un rapport sexuel ? Elle dit : oui, tant qu'il ne voyait pas d'impureté » (Abu Dawud)
Si l'homme sollicite son épouse, elle doit lui répondre sans attendre, même si elle n'en
éprouve pas le désir (à ce moment), d'après la parole du prophète (salallahu' alayhi
wasalam) : « Par celui qui détient mon âme dans Sa main, la femme ne donnera pas son
droit à son Seigneur, tant qu'elle ne donnera pas son droit à son mari. Même s'il la sollicite
alors qu'elle est en selle (sur un chameau), elle ne se refuse pas à lui. » (Ahmad). Et si elle
se refuse à lui, les anges la maudissent jusqu'au lendemain, d'après la parole du prophète
(salallahu' alayhi wasalam) : « Si la femme s'écarte de la couche de son mari, les anges la
maudissent jusqu'au matin (et dans une version : jusqu'à ce qu'elle revienne) » (Al-Bukhari).
Nous verrons que la femme a aussi un droit sur son mari, et sur ce point l'imam Ibn
Qudama rapporte : « On a demandé à l'imam Ahmad : l'homme est-il récompensé s'il a un
rapport avec son épouse alors qu'il n'en a pas envie ? Il dit : par Allah oui ! Il espère avoir un
enfant. On lui dit : et s'il ne veut pas d'enfant ? Il dit : C'est une femme jeune (qui a donc des
désirs), pourquoi ne serait-il pas récompensé ? Et cela est authentique...car c'est un moyen
d'obtenir un enfant, mais aussi de préserver sa chasteté et celle de son épouse, de baisser
le regard, qu'ils soient apaisés et d'autres choses encore » (Al-Mughni 5/231).
On a demandé à shaikh Al-'Uthaymin : « La femme commet-elle un péché si elle se refuse
à son mari lorsqu'il la sollicite, si elle ne se sent pas bien ou si elle est souffrante ?
Réponse : la femme doit répondre à son mari lorsqu'il la sollicite, mais si elle est malade,
d'une maladie psychologique qui l'empêche d'approcher son mari, ou d'une maladie
physique, il n'est pas permis au mari de la solliciter dans cet état, car le prophète dit : « Ne
fais de mal ni à toi-même, ni aux autres ». Il ne doit jouir d'elle que d'une façon qui ne lui
causera aucun mal. » (Fatawa Al-Mar'a, p.121).
On a demandé à shaikh al-'Uthaymin : « Quel est le jugement sur le rapport sexuel avec la
femme enceinte, cela est-il détestable ?
Réponse : Il est permis à l'homme d'avoir des rapports sexuels avec son épouse si elle est
enceinte, sauf si cela lui cause du tort, car il lui est interdit de faire ce qui lui cause du tort. Si
cela ne lui cause aucun mal mais que cela lui est pénible, il est meilleur de ne pas le faire,
car cela fait partie du bon comportement entre les époux de ne pas faire ce qui lui est
pénible, car Allah dit : « Vivez avec elles dans la bienfaisance ». » (Fatawa muhima li nisa
al-umma, p.160)
Et il y a dans l'acte sexuel une récompense, d'après la parole du prophète (salallahu' alayhi
wasalam) : « et il y a une aumône dans les rapports sexuels que vous avez », les
compagnons dirent : ô messager d'Allah, l'un de nous assouvi son désir et il est récompensé
en cela ? Il dit : « S'il l'avait satisfait dans le haram n'aurait-il pas commis un péché ? Ainsi
s'il l'assouvit dans le halal, il a en cela une récompense. » (Muslim). L'imam An-Nawawi dit
en commentaire de ce hadith : « cela est une preuve que les choses permises deviennent
obéissance si on y joint l'intention de l'aumône, le rapport sexuel peut être une adoration si
l'on fait cela avec l'intention de donner son droit à l'époux et de cohabiter de la meilleure
manière comme Allah l'a ordonné, ou en demandant un enfant pieux, ou préserver sa
chasteté ou celle de son épouse, s'empêcher de regarder ce qui est haram ou d'y
penser... »
Il n'est pas permis de divulguer les secrets du couple, d'après la parole du prophète
(salallahu 'alayhi wa salam) : « La pudeur n'est que bien » (Al-Bukhari et Muslim). Abu Sa'id
rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Parmi les pires des gens, au
Jour de la résurrection, celui qui se confie à son épouse, tout comme elle se confie à lui, puis
qui va répandre ses secrets » (Ahmad). Asmi Bint Yazid rapporte : « J'étais auprès du
messager, alors que les hommes et les femmes étaient assis, et il dit : « Il se peut qu'il y ait
des hommes qui répandent ce qu'ils font avec leurs épouses et des femmes qui parlent de
ce qu'elles font avec leurs époux ». Asma dit : tout le monde se tu, je dis alors : Oui,
messager d'Allah ils et elles le font. Le prophète dit : « Ne le faites pas, car cela est
semblable à un diable qui rencontre une diablesse sur la route et qu'ils ont une relation
sexuelle tandis que les gens les regardent. » (Ahmad).
Restent des questions qui n'ont pas été abordées par shaikh Sadlan :
Les rapports sexuels sont-ils obligatoires ?
On a demandé à shaikh Al-Islam ibn Taymia : « Une femme patiente sur son mari un
mois, deux mois, pendant lesquels il ne l'approche pas. Commet-il un péché ? Et cela est-il
exigible de lui ?
Réponse : Il est obligatoire à l'homme de satisfaire son épouse bil ma'ruf (c'est-à-dire ce qui
est connu ou répandu parmi les gens). C'est un des plus grands droits de son épouse sur lui,
plus grand encore que le fait qu'il la nourrisse. Les rapports sexuels sont obligatoires,
certains savants ont dit : au moins une fois tous les quatre mois, d'autres ont dit : selon le
désir (de la femme) et les capacités (de l'homme), de la même façon qu'il la nourrit selon ses
besoins et ses capacités, et c'est l'avis le plus authentique. » (Majmu' Al-Fatawa 32/170).
Y a-t-il un temps ou une limite ?
On a demandé à shaikh Al-Albani : « En ce qui concerne les rapports sexuels, y a-t-il un
temps ou une limite spécifiée dans la sunna ? ». Le shaikh a répondu : « Selon son désir à
lui et son désir à elle ». (Silsila Al-Huda wa Nur 431). Donc il n'y a pas de limite dans la
sunna, ni dans le temps, ni dans la fréquence, sauf dans ce qui est connu comme les
journées de Ramadan, le pèlerinage...
Par contre, certains savants tirent du hadith de Aws ibn Aws At-Thaqafi rapporté par Abu
Dawud, An-Nasa'i, Ibn Khuzaïma et d'autres : « Celui qui fait les grandes ablutions, vient tôt,
vient à pied, se rapproche de l'imam et écoute attentivement, on lui écrit pour chaque pas la
récompense du jeûne et de la prière d'une année », la vertu d'avoir un rapport avec son
épouse le vendredi matin avant la prière. L'imam Ibn Khuzaïma dit : « Sa parole « man
ghassala waghtasala » signifie que l'homme a eu un rapport avec son épouse et qu'en cela il
lui a rendu le ghusl obligatoire, et il a lui aussi fait le ghusl. ». Cette explication est également
rapportée par shaikh 'Abdel Muhsin Al-'Abbad dans son explication du Sahih Abi Dawud
(cassette 35).
Al-'Azl
L'imam As-Shawkani dit : « Jabir rapporte : « Nous pratiquions le 'azl alors que le Qur'an
était révélé » (Al-Bukhari et Muslim). Al-'Azl consiste à ce que l'homme se retire après la
pénétration pour éjaculer en dehors du vagin. La parole de Jabir : « alors que le Qur'an était
révélé » montre que cette pratique est permise, car si elle comportait quelque chose
d'interdit elle n'aurait pas été accepté (c'est-à-dire qu'il y aurait eu une révélation ou une
réprobation du prophète (salallahu' alayhi wasalam)). Et dans la version de Muslim : « Nous
pratiquions le 'azl à l'époque du prophète (salallahu' alayhi wasalam), qui le savait et ne l'a
pas interdit »... Les salafs ont divergé sur le jugement concernant al-'azl, on rapporte dans
Al-Fath que Ibn 'Abd Al-Barr a dit : il n'y a aucune divergence entre les savants que le 'azl ne
doit être pratiqué qu'avec la permission de la femme (libre), car elle a un droit sur le rapport
sexuel qui n'est considéré complet que sans 'azl. [Shaikh Abdel Muhsin Al-'Abbad explique
dans Sharh Sunan Abi Dawud que le droit de la femme est un droit à vouloir des enfants,
mais aussi qu'en pratiquant cela on la prive d'une partie de la jouissance (163)].
Si l'homme est impuissant
Shaikh Al-Islam ibn Taymia dit : « Le contrat de mariage implique qu'il puisse jouir
totalement de son épouse, où il veut et quand il veut...sauf dans ce qui a été interdit ou ce
qui cause du tort (à l'épouse). De même que le contrat de mariage implique que la femme
possède une dot équivalente à la dot des femmes semblables à elle, et qu'elle ait droit de
jouir totalement de son époux, et s'il est émasculé ou impuissant elle peut demander
l'annulation du mariage (faskh), comme cela est connu chez les salafs et les juristes
connus. » (Majmu' Al-Fatawa 29/94).
Shaikh Al-'Uthaymin dit : « L'impuissance est quelque chose qui arrive, et beaucoup
d'hommes perdent le désir, si bien que leur sexe ne se dresse plus, c'est cela l'impuissance.
Celui a qui cela arrive doit patienter, Allah dit : « Pour ceux qui font le serment de se
priver de leurs épouses, il y a un délai d'attente de quatre mois. Et s'ils reviennent (sur
leur serment) celui-ci sera annulé, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux ! Mais
s'ils se décident au divorce, Dieu Audient et Omniscient. » . Si quatre mois s'écoulent et
qu'il n'a rien décidé, le juge annule le mariage. Comment (certains) peuvent dire, alors que
nous savons avec certitude qu'il n'a pas de rapport avec son épouse, que celle-ci n'a pas le
choix et doit rester avec lui ? Ce qui est juste, c'est que l'impuissance existe, et que si cela
arrive, l'épouse a le choix (de rester ou de partir).
Si quelqu'un dit : Comment pourrait-elle avoir le choix sur quelque chose qu'Allah a
prédestiné à son mari, sans qu'il puisse choisir ? Nous disons que cela est parmi les
épreuves qui atteignent l'homme, si celui-ci est atteint par une épreuve, il ne doit pas en faire
souffrir d'autres. Si l'homme ne dépense pas pour son épouse, elle peut demander
l'annulation du mariage, alors qu'en est-il pour ce qui est plus important que les biens
matériels. Beaucoup de femmes ne sont pas intéressées par les biens matériels, ce qui leur
importe c'est de jouir de leur mari, d'avoir des enfants, et il se peut même que ce soient-elles
qui prennent en charge leur mari. Donc, l'avis authentique est que si l'impuissance survient
et que l'on sait que cela est incurable, la femme peut demander l'annulation du mariage.
Mais si c'est quelque chose de passager, on ne lui permet pas de demander l'annulation du
mariage, car on ne désespère pas qu'il puisse de nouveau avoir des rapports sexuels.»
(Sharh Al-Mumti' 5/265).
On a demandé à shaikh Al-Albani : « Une jeune femme a épousé un homme, mais il s'est
avéré qu'il était impuissant. Elle a patienté un an et demi, afin qu'il guérisse, mais les
docteurs ont dit que (dans son cas) c'était incurable. Elle a donc demandé l'annulation du
mariage, mais lui a refusé et lui a demandé de rester un an supplémentaire. Peut-elle refuser
(ce délai supplémentaire) ou y a-t-il dans la sunna quelque chose qui vienne préciser ?
Réponse : Allahu 'alam, d'après ce que je sais, je ne connais rien dans la sunna qui vienne
préciser, mais elle a le droit de refuser (ce délai supplémentaire). » (Silsila al-huda wa nur
729).
La masturbation (masculine et féminine)
Shaikh Al-Albani dit : « ... la deuxième partie de la question porte sur quelque chose qui a
éprouvé beaucoup de jeunes célibataires, ce qu'on appelle la masturbation. Nous disons : la
masturbation est haram, que ce soit pendant ramadhan ou en dehors. Cela est illicite car
c'est en divergence avec les textes clairs du Qur'an, et dans les premiers versets de sourate
Al-Muminun, Allah a décrit les croyants par certaines qualités, dont celle-ci : « Ceux qui
préservent leur sexe, sauf avec leurs épouses ou ce que leur main possède, et en ce
cas ils ne sont pas blâmables. Et ceux qui cherchent au-delà de cela sont les
transgresseurs. » Ce verset montre clairement que le croyant a deux voies légales pour
assouvir son désir : le mariage avec une femme libre, ou une esclave. Puis Allah dit que
ceux qui cherchent au-delà de ces deux voies sont les transgresseurs, c'est-à-dire les
désobéissants, les injustes. C'est en s'appuyant sur ce texte, l'imam As -Shafi'i a dit que la
masturbation était interdite. » (Silsila al-huda wa nur 693)
Il dit aussi : « Quant à nous, nous voyons que la vérité est avec ceux qui ont dit que c'était
interdit en s'appuyant sur la parole d'Allah : « Ceux qui préservent leur sexe, sauf avec
leurs épouses ou ce que leur main possède, et en ce cas ils ne sont pas blâmables. Et
ceux qui cherchent au-delà de cela sont les transgresseurs. ». Et nous ne disons pas
que cela est permis pour celui qui craint de tomber dans la fornication (zina), sauf si on
utilise le remède prophétique qui est la parole que le prophète (salallahu' alayhi wasalam) a
adressé aux jeunes lorsqu'il leur a ordonné de se marier, puis il a dit : « et celui qui ne peut
pas (se marier), qu'il jeûne, car cela sera pour lui un bouclier ». C'est pourquoi nous
adressons de grands reproches à ceux qui permettent aux jeunes la masturbation) par
crainte de tomber dans zina, sans leur ordonner le remède prophétique. » (Tamam Al-Mina
p.340).
Ce qui est interdit, c'est d'arriver seul à la jouissance, par contre il n'y a aucun mal à ce que
les époux voient et touchent le sexe de l'autre, comme cela est rapporté de shaikh Al-Islam
ibn Taymia : « Il n'est pas interdit à l'homme de regarder et de toucher l'ensemble du corps
de son épouse » (Majmu' Al-Fatawa 32/171).
On a aussi demandé à shaikh Al-Albani : « Est-ce que le fait de toucher le sexe de son
épouse, et inversement, annule les ablutions ? Le shaikh a répondu : si cela est fait avec
désir, cela annule les ablutions, sinon non. » (Silsila al-huda wa nur 2).
On a demandé à shaikh Wasi Allah al-'Abbas (qui est enseignant à l'université d'Umm Al-
Qura) : « Les époux peuvent-ils utiliser des jouets érotiques (comme un faux pénis par
exemple) ? Le shaikh a répondu : La femme n'a pas besoin de cela alors qu'elle a son
mari... il n'est pas permis d'avoir un rapport sexuel en dehors de ce qui a été permis par la
Législation. S'il n'est permis à aucun des époux d'atteindre l'orgasme seul, comment ces
choses pourraient-elles être permises ? Le principe qui doit être appliqué est celui mentionné
dans le verset suivant : « Ceux qui préservent leur sexe, sauf avec leurs épouses ou ce
que leur main possède, et en ce cas ils ne sont pas blâmables. Et ceux qui cherchent
au-delà de cela sont les transgresseurs. ». (fatwa trouvée sur bakkah.net).
Wallahu 'alam
Traduit et compilé par les salafis de l'Est

# Posté le jeudi 10 avril 2008 08:36

Modifié le samedi 19 juillet 2008 13:37

MES PARENTS N'AIMENT PAS LA SUNNA

Shaikh Muhammad Nasir Din Al-Albani


Question : certains jeunes rencontrent des problèmes avec leurs parents et leurs proches à cause de leur attachement à la sunna. Quels conseils pouvez-vous leur donner ?



Réponse : Cette question est parmi les sujets de notre époque et elle est importante, car par le lien (fort) que j'ai avec les jeunes, je sais qu'ils sont en contradiction avec l'islam dans leurs relations avec leurs parents en donnant comme argument leur attachement à la sunna. C'est pourquoi il faut regarder (étudier cette question), pour ces jeunes frères, attachés à la sunna dans tous les pays musulmans.



Je dis : premièrement, il faut voir que ce sujet concerne les relations entre l'enfant et ses parents, et ceux-ci ont des droits qu'aucun autre proche ne possède. La position de l'enfant obéissant qui veut s'accrocher à la sunna mais n'y est pas aidé par ses parents est très délicate. C'est pourquoi je dis que la sunna ce divise ainsi :



- la sunna dans le sens du fiqh est tout ce qui n'atteint pas le degré de l'obligatoire et que personne d'entre vous ne mange de sa main gauche, ne serait-ce qu'une bouchée, la sunna dans le fiqh est donc tout ce qui n'est pas obligatoire (fard ou wajib selon les madha'ib).



- Alors que le sens de sunna dans la législation (le sens général) est la législation avec laquelle est venue Muhammad et la voie qu'il a suivi, et c'est la voie droite (sirat al-mustaqim) sur laquelle Allah dit : « Et voici ma voie droite, suivez-la et ne suivez pas les chemins qui vous écarteront de ma voie ».



La sunna dans le sens général est cette voie droite, c'est la législation du Seigneur de l'univers. Cette législation comprend des choses obligatoires et d'autre qui ne le sont pas, et l'enfant pieux et obéissant doit être conscient de cela. Ainsi, il apparaît avec ce découpage (de la sunna), la parole du prophète (salallahu 'alayhi wasalam) : « Pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur ». Donc, si un de ces jeunes est éprouvé par un de ses parents, ou les deux, et qu'ils l'empêchent d'accomplir ce qui lui est obligatoire, dans ce cas, il n'y a pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur. Mais s'ils l'empêchent d'accomplir ce qui n'est pas obligatoire, ou selon la terminologie du fiqh : ce qui est sunna, c'est-à-dire que celui qui le fait est récompensé et celui qui le délaisse n'est pas châtié. Dans ce cas, cet enfant obéissant doit obéir à ses parents et laisser la sunna qu'ils n'acceptent pas de lui ; mais pour ce qui est obligatoire, il n'y a pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur. Cette question sera plus claire en donnant un exemple d'une obligation sur laquelle il ne lui est pas permis d'obéir à se parents, et un autre exemple d'une sunna que les parents n'acceptent pas de leur enfant et sur laquelle il doit obéir à ses parents et laisser la sunna.



Exemple du premier cas : sur lequel il ne lui est pas permis d'obéir, si cet enfant, comme il est dit dans la question, s'accroche à la sunna et veut être parmi les sept qui ont été cités dans le hadith unanimement reconnu authentique, d'après Abu Hurayra,le prophète (salallahu 'alayhi wasalam) a dit : « Sept (personnes) seront sous l'ombre d'Allah, le jour où il n'y aura d'ombre que la Sienne : un imam équitable et un jeune qui a grandit dans l'obéissance à Allah, un homme dont le c½ur est attaché aux mosquées... ». Et ce jeune veut grandir dans l'obéissance à Allah et que son c½ur soit attaché à la mosquée, et dès qu'il entend le muezzin dire « venez au succès », il quitte son foyer, son magasin, son travail avec son père, pour venir à la mosquée. Et son père à ce moment lui dit : « non, pour l'instant nous sommes occupés ». Là nous disons : il n'y a pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur. Il n'est pas permis à cet enfant de laisser l'accomplissement de la prière à la mosquée. C'est un exemple, et les exemples sont très nombreux.



Autre exemple : ce jeune a grandit dans la sunna, et il veut, par exemple, que son vêtement arrive au milieu de la jambe (et pas en dessous). Son père lui dit : change cela, allonge, ce n'est pas beau, je ne veux pas que tu portes ce vêtement, mais si vraiment il le faut alors qu'il soit plus long que le milieu de la jambe. Ici, nous disons (à ce jeune) obéit à ton père, car si tu obéis à ton père sur cette question, tu ne désobéis pas à ton Seigneur, et nous avons rappelé que la règle est : pas d'obéissance à la créature dans la désobéissance au Créateur. Mais s'il lui dit : allonge ce vêtement jusqu'au dos du pied, en dessous des chevilles, il ne faut pas lui obéir, car le prophète dit : « et ce qui dépasse (des chevilles) est au feu ».



C'est pourquoi il convient aux enfants obéissants d'obéir et de désobéir à leurs parents : obéissance dans ce sur quoi il n'y a pas de désobéissance à Allah et désobéissance dans ce sur quoi il y a obéissance à Allah dans les choses obligatoires.



Il y a un cas que j'ai souvent entendu : certains de ces jeunes vivent sous la protection de leurs parents, et ceux-ci veulent qu'ils leur obéissent dans la désobéissance à Allah, ou qu'ils sortent de chez eux. Beaucoup d'enfants, surtout s'ils sont jeunes, 15 ans, 17 ans, ne possèdent rien et ne peuvent s'émanciper (de leurs parents). Dans ce cas, nous disons : il ne veut pas que tu pries à la mosquée avec les musulmans, ni prière du vendredi, ni prière en commun, cela n'est pas permis en islam. S'il m'interroge, je dis : si tu peux partir et être indépendant, cela t'es obligatoire, et si tu ne peux pas (alors la règle est) « la nécessité rend permises les choses interdites ». Voilà la réponse à cette question.

# Posté le jeudi 10 avril 2008 08:24

Modifié le samedi 19 juillet 2008 13:38

QUESTIONS POSEES AU NOBLE SHEIKH BOUKHARI ( rahimouLAH)

DECOUVERTE DE L'ISLAM ET DES MUSULMANS

Qu'est-ce que l'Islam?

L'Islam n'est pas une nouvelle religion, mais la même vérité que Dieu révéla à travers tous les prophètes: il n'y a qu'un Dieu.
Pour le cinquième de la population mondiale l'Islam s'avère être à la fois une religion et un mode de vie complet adapté à l'humanité par notre Créateur.



Que veut dire “Islam”?

Le mot arabe “Islam” veut simplement dire “soumission dans la paix”. Au sens religieux cela veut dire une soumission totale à la volonté de Dieu. Le terme “mahométan” utilisé épisodiquement est une grossière erreur car les musulmans adorent Dieu le Créateur de l'Univers, et non point Mohammad Son messager (paix sur lui).
L'Islam est un mode de vie englobant toutes les sphères de l'activité humaine, il ne fait point de séparation entre le séculier et le sacré, car l'Homme est un tout indivisible. toute séparation entraîne un déséquilibre, à terme, préjudiciable à toute la société.



Qu'est-ce que le Coran?

Le Coran est l'expression littérale des paroles de Dieu telles que révélés par l'ange Gabriel à Mohammad (paix sur lui), par portion.
Le prophète lui-même l'a mémorisé et l'a dicté à son scribe. Le Coran fut donc mis par écrit du vivant du prophète et n'a jamais changé depuis, pas même un mot, et ce depuis 14 siècles.



Qui est Mohammad? (paix sur lui)

Mohammad (paix sur lui) naquit à la Mecque en 570, en Arabie. Rapidement orphelin il fut élevé par son grand-père puis son oncle. Rien de particulier ne le distinguait de ses contemporains jusqu'à l'âge de 40 ans, sinon son honnêteté reconnue (Al Amine), ainsi que ses longues méditations.
A 40 ans, en retraite pour méditation dans une grotte de la “Montagne de Lumière”, il commença à recevoir des révélations de Dieu par l'ange Gabriel. Croyant devenir fou, il fut ensuite rassuré par divers signes sur la véracité de sa mission: rappeler à l'humanité l'unicité absolue de Dieu.


La mosquée du prophète à Médine; le dôme indique
l'endroit où se trouvait sa maison et où il fut enterré



Qui sont les musulmans?


Un milliard 200 millions de musulmans occupent l'ensemble du globe. Ils proviennent d'un éventail très large de races, nationalités, cultures, et milieux géographiques. L'Islam n'est pas une religion pour les noirs, ou les arabes, ou les asiatiques: l'Islam est universel.
La traduction du mot arabe d'où dérive “musulman” veut dire “soumis totalement à la volonté de Dieu”.


Quelle est leur croyance?

Les musulmans croient en un Dieu, Unique et Incomparable, Omniprésent mais invisible aux faibles sens de l'homme, et à Qui chaque être humain peut s'adresser directement dans ses prières, sans intermédiaires.
Ils croient aux anges créés par Dieu, aux prophètes qui ont relayé la révélation divine à l'Homme, depuis Adam, Noé, Abraham, Moïse, Jésus à Mohammad (paix sur eux tous), au jour dernier et en la responsabilité individuelle de nos actes: chacun ne sera rétribué ou puni que pour ses propres actes, point donc de péché originel.
Les musulmans croient que Mohammad (paix sur lui) fut le sceau, le dernier des messagers de Dieu. Ainsi l'affirme le Coran, que les musulmans considèrent comme la parole littérale de Dieu révélée par l'ange Gabriel à Mohammad (paix sur lui).


L'appel à la prière "Azaan"


La mosquée "Haram Sharif" de la Mecque avec la Kaaba, direction unique
et unifiante des prières de tous les musulmans du monde.



La Kaaba, dans l'enceinte de la mosquée sacrée

Comment devient-on musulman?

Simplement en disant ceci: “il n'y a pas de dieu à part Dieu (Allah en arabe) et Mohammad est le messager de Dieu”. Par cette déclaration, le croyant affirme sa foi en tous les autres messagers de Dieu ainsi qu'en toutes les Écritures par eux apportées.

Pourquoi la famille est une notion importante en Islam?

La famille est la fondation même de la société islamique. La paix et la sécurité offerte par une stabilité familiale n'a pas d'équivalent. Ces éléments contribuent de façon essentielle à améliorer la finesse spirituelle des membres de la famille. Un ordre social harmonieux dérive de l'existence de ces liens familiaux; les enfants y sont chéris et quittent rarement la demeure familiale avant leur mariage.
Le respect de la prière, du père et des personnes âgées est un élément prépondérant de l'éducation islamique. Voilà pourquoi dans le monde islamique virtuellement aucun hospice pour les vieilles personnes. Le Coran enseigne de chérir et soigner nos aînés comme eux l'ont fait pour nous, enfants.


L'Éducation et la Raison: alliées de la foi?

En Islam, la recherche du savoir est une prescription coranique. Le prophète Mohammad (paix sur lui) a personnellement insisté que les musulmans fassent appel à la Science et à la Raison pour mieux appréhender le monde et discerner le bien du mal. Cet état d'esprit explique les formidables centres de civilisation islamique quelques siècles plus tard.


"I k r a !" , "Lis!" fut le premier ordre de Dieu au prophète Mohammad (Paix sur lui)


Cette lithographie de la Mosquée Mou'ayyad au Caire en 1849 montre
la mosquée dans une utilisation classique d'enseignement islamique:
un enseignant, en haut, s'adressant à un groupe d'élève, en bas.

L'architecture des mosquées et monuments
reflète la diversité culturelle des musulmans

# Posté le jeudi 10 avril 2008 08:06

Modifié le samedi 19 juillet 2008 13:39

JE T'AIME OUMIIIIIIII (maman) !!!!!

Si je ne trouve pas les mots dans ce poème
C'est parce qu'il n'y a pas assez de lettre
Pour te dire à quel point je t'aime
Toute ma vie tu as été à mes cotés
Dans les bons moments comme dans les mauvais


Telle une étoile à la lumière délicate
Tu illumines mes journées par ton sourire radieux
Par ton c½ur admirable, ton c½ur merveilleux
Les larmes coulent car je n'ai qu'une hâte


Invoquer Allah afin qu'il t'ouvre l'accès
De Ses délices et de Ses bienfaits


Maman tu es dans ma vie
Un trésor inestimable
D'un amour inépuisable
D'une splendeur infinie

O Allah emmène la au Paradis
Fais qu'on y soit réunies
Ma mère je l'aime à en pleurer
Louanges a Allah qui me l'a accordé

# Posté le jeudi 10 avril 2008 07:59

Modifié le samedi 19 juillet 2008 13:40